
Corse 2017
Nous partons de Genève par le TGV pour Toulon puis traversons sur Bastia avec le Corscia Ferries de nuit. Départ au petit matin en direction du Cap Corse, magnifique région sauvage mais bien éprouvée par des feux de forêts dont on voit encore les dégâts… Nous sommes partis avec des vélos électriques ce qui nous aide passablement pour franchir les cols des montagnes corses… Nous sommes sidérés par la beauté de ces paysages qui nous font oublier nos mollets douloureux ! La route qui longe la côte ouest est plutôt sinueuse et il y a de belles côtes pour nous mettre en jambe…
Première nuit dans la Baie de St Florent, entourée de belles montagnes que nous traversons le lendemain sur une petite route sauvage serpentant dans le maquis avec le désert des Agriates en toile de fond, un massif de roches brutes et qui nous conduit à l’Ile Rousse puis Calvi but de notre 2 ème étape. Nous restons deux jours au camping La Pinède et flânons avec délice dans la vieille ville et sa Citadelle.
La 3ème étape nous conduit autour de magnifiques criques puis nous réserve pas mal de dénivelé dans un relief sauvage où nous croisons de petites vaches broutant en bordure de route, perdues dans les montagnes… La longue montée sur le col de Palmarella est récompensée par une vue à nous couper le souffle !!! On surplombe la baie de Girolata et la réserve naturelle de Scandola, des montagnes à la roche rouge plongeant dans la mer bleue, juste ma-gni-fique… Et c’est la descente sur la route sinueuse qui nous conduit jusqu’au fin fond de petites vallées, c’est interminable mais tellement beau. Puis l’arrivée sur le golfe de Porto est incroyable… on se croirait dans un autre monde. On trouve un joli camping en terrasse.
Nous n’avons pas poursuivi en direction de Piana, mais ça aurait valu la peine de passer deux nuits à Porto pour aller se balader dans les calanques de Piana… pour une prochaine fois! La 4ème étape est aussi magnifique mais là nous attaquons la montagne pour aller jusqu’à Calacucia. Le fond de vallée jusqu’à Ôta est très sauvage et aux premières lueurs du matin c’est magique… et nous attaquons la montée sur le col Vergio en surplombant les gorges de Pelunca , croisons des cochons sauvages au beau milieu de la route et des troupeaux de chèvres qui ont l’air d’être autonomes…traversons la forêt d’Aïtone et ses pins majestueux où l’ambiance est mystérieuse et où on pourrait croiser un elfe sans être surpris de cette rencontre… la descente sur la vallée de Calacucia nous amène dans un paysage très différent, aride et rocailleux . Quand même 1560 m de dénivelé !!! Nous passons la nuit dans un petit camping très modeste mais avec une belle vue sur le lac de retenue.
La 5ème étape nous conduit toujours à l’intérieur des terres. Nous descendons les gorges de Santa Regina tôt le matin , il fait une de ces fricasse et on se dépêche d’en sortir de peur de ramasser du plomb dans les fesses, il y a des chasseurs postés au dessus de nous qui doivent rabattre les sangliers… c’est magnifique et nous regrettons de ne pas pouvoir nous arrêter un peu pour admirer ce paysage grandiose et hostile. A partir de Castirla on remonte sur une jolie route jusqu’à un col puis redescendons sur Corte. De là c’est un peu moins drôle car nous devons emprunter la route nationale T20 bien fréquentée et pourvue d’une sorte de piste cyclable mais toute en dévers… Une fois passé le col de Bellagronajo à 723 m on redescend de 300 m pour remonter jusqu’à Vivario et le col de la Serra à 807m mais la route continue à monter jusqu’au col de Vizzavona à 1153 m. Le paysage est toujours magnifique et les forêts de pins nous enchantent. Nous pensions pouvoir dormir dans un hôtel en haut du col mais tout est fermé ! Nous entamons la longue descente sur Boccagnano où il y a plusieurs chambres d’hôtes mais aucune n’est disponible! Nous commençons à désespérer car la nuit ne va pas tarder à tomber, et après de nombreux kilomètres nous trouvons un camping au bord de la route, inespéré…et montons la tente dans la nuit.
La 6ème étape nous conduit jusqu’au golfe d’Ajaccio au camping Le Sud près de Ghiatone la route nationale est bien fréquentée et la côte touristique, ce qui nous change de nos montagnes sauvages…
On décide de se reposer quelques jours dans un chouette petit hôtel à Ajaccio, l’hôtel Marengo, et de visiter la ville et les îles Sanguinaires qui valent le détour en bateau.
Nous rentrons par le Corsica Ferries depuis là jusqu’à Toulon d’où nous remontons en TGV jusqu’à Lausanne, enchantés de ce magnifique voyage et tombés amoureux de cette merveilleuse île de Beauté qui n’usurpe vraiment pas son nom… certains que nous y reviendrons un jour.












