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AUTOMNE 2023 Grisons

Dernière mise à jour : 1 mai 2024

Lundi 4 septembre

Départ ce matin avec le train pour une longue journée de voyage jusqu'aux Grisons, en passant par Brig, tunnel de la Furka, Andermatt, Oberalp, Disentis, Reichenau-Tamins, et Samedan...en fait c'est l'itinéraire du Glacier Express mais avec des trains régionaux, pas de wagon restaurant et 4 changements :))

Nous sommes heureux de quitter notre chez nous pour de nouvelles découvertes... heureux de remonter en selle et mettre nos mollets à contribution. C'est une magnifique journée ensoleillée qui met en valeur les paysages que nous traversons, les prés sont encore très verts, les paysans sont affairés sur leur tracteur et leur girouette fait voltiger le foin qui sèche rapidement avec ces températures... l'été indien se profile pour ces prochains jours, quelle chance! Et aucun problème de correspondance, de retard ou de train annulé cette fois-ci, ce qui n'était habituellement pas le cas lors de nos précédentes expériences ferroviaires...



Des classes d'écoliers traînant derrière eux de grosses valises et piaillant en schwitzerdütch finissent par descendre dans la vallée de conche. Puis ce sont deux classes de tout petits se tenant par la main qui envahissent notre wagon. On a le chic pour se trouver toujours avec les marmots ;) ce qui ramène des souvenirs pas si lointains à Yves...



On partage le même wagon que d'autres cyclistes, dont un père et son fils de 8 ans avec qui nous échangeons sur nos voyages, chouette moment fait d'entraide pour les changements de train, de conseils réciproques et de petites anecdotes. Ils descendent à l'Oberalppass et vont descendre les gorges du Rhin et suivre le fleuve jusqu'à Bâle. Joli voyage que nous avions fait il y a quelques années.


Le train suit les gorges où le Rhin a sculpté de magnifiques tableaux dans la moraine...



Puis nous changeons de vallée pour grimper en direction de l'Albula et nous empruntons de nombreux tunnels et ponts vertigineux dont le viaduc de Landwasser.



Nous arrivons à Samedan en milieu d'après-midi et nous nous installons dans un très joli camping au bord de la rivière Inn, dans une forêt de pins et de mélèzes où de petites terrasses herbeuses plutôt plates accueillent les tentes! Et un joli petit voisin joue à cache cache et s'arrête pour casser la croûte devant nous... mais cette nuit on va rentrer nos sacoches de nourriture dans la tente pour éviter de "tenter" ce petit écureuil . On connaît la chanson, en Norvège je me suis retrouvée avec un gros trou dans le tissus, Monsieur l'écureuil avait vraiment faim, ou les biscuits sentaient vraiment très bon!!!




Mardi 5 septembre

La nuit a été très fraîche... il faut dire que nous sommes à 1700 mètres. On reste un peu dans les plumes avant de démonter la tente et prendre un petit déjeuner au chaud dans la super cuisine du camping. On taille une bavette avec un couple de l'oberland bernois qui viennent faire du vélo par ici, car ils trouvent moins touristique que dans leur région où ils sont assaillis par le monde!

Puis départ sur un magnifique itinéraire qui longe la rivière. On croise beaucoup de cyclistes, surtout des retraités sur leur vtt électrique. C'est incroyable l'engouement du troisième âge pour ce moyen d'accéder à la nature. C'est chouette...




Assez rapidement il faut songer à retirer des couches! Et mettre de la crème solaire. Le soleil tape encore fort et dissipe l'air frais du matin.




On remarque les restes des fortes précipitations qui ont eu lieu dernièrement... des arbustes couchés dans le lit de l'Inn qui a dû déborder et déraciner des arbres. Plus loin on verra le terrain de golf endommagé par une coulée de gravats qui est sortie du torrent dévalant la montagne!

Ensuite nous quittons le bord de l'eau pour grimper un peu sur le flanc de la montagne, et là aussi on passe sur une nouvelle route qui a remplacé la précédente, emportée par un glissement de terrain!



Il faut mouliner avec courage dans les nombreux petits béquets bien raides et se remettre en jambes! Mais la fin du parcours nous fait redescendre jusqu'à Zernez, très joli village typique de la région avec ses maisons décorées de motifs très variés, et d'une architecture très diverse aussi.



Et ne soyez pas choqué par le nom de notre camping! Je ne sais pas quelle signification a ce nom en romanche... toujours est-il que c'est un endroit très joli et très fréquenté! Beaucoup de bus suisses allemands et quelques allemands. Quelques cyclistes aussi, dont certains avec le strict minimum...

Demain il nous faudra partir plus tôt car nous avons une belle grimpette pour faire le col du Fuorn ou l'Ofenpass, et nous aimerions éviter la chaleur de midi !


Mercredi 6 septembre

Réveil à 6 h, on plie la tente qui est très humide ainsi que nos sacs de couchage qu'on pourra sécher cet après-midi au soleil. La rosée est très importante... départ à 8 h on entame l'ascension qui commence par un bon pourcentage, j'ai bien de la peine avec mon souffle, et me demande comment j'arriverai en haut. Après un certain temps ça va mieux et le rythme devient plus régulier. On apprécie l'air frais, l'ombre de la montagne et le peu de trafic du début de journée qui va s'intensifier petit à petit. Beaucoup de motards, des voitures de sport qui font vrombir leur moteur en passant dans les tunnels...très peu apprécié par mes oreilles je dois bien l'avouer!



La route est vertigineuse par endroits, elle surplombe les gorges et la rivière Spöl qui serpente tout au fond... j'essaie de ne pas regarder en bas car j'ai l'estomac qui remonte ! Au sommet de la première montée on atteint Ova Spin, où l'on entre dans le parc national inhabité.



... puis une longue descente nous attend.



It's coffee time! Et on passe à côté d'un charmant hôtel , en fait le seul établissement entre Zernez et le col...ça tombe bien pour recharger les batteries, un bon café qui nous est facturé 1.- de plus qu'aux locaux... les touristes sont bel et bien des vaches à lait... mais c'est tout de même bien bon.




Ici c'est la rivière Fuorn qui dessine ses méandres toutes fines entre les gravats charriés lors des intenses précipitations.

Les forêts souffrent...les épicéas sont très souvent morts, les pins semblent mieux supporter le changement de climat, ainsi que les mélèzes.

Encore trois kilomètres pour atteindre le col, fort vent de face, fort pourcentage, on s'accroche, les motards nous narguent car tout semble si facile pour eux, hi hi... mais finalement on y est !!!



On entre dans le val Mustair. Et une très longue descente nous conduit jusqu'au village de Mustair dernière localité avant de passer en Italie demain.



Voici un échantillon de différentes façades ...



Le camping du village est sympa, on installe la tente dans un bord du terrain dont les arbres nous donnent un peu d'ombre. On est bien descendu en altitude et il fait plus chaud. Ici on est a 1240 mètres. On part découvrir le village et son couvent bénédictin, fondé au VIII eme siècle par Charlemagne. Il est classé patrimoine mondial de l'UNESCO. On trouve des styles architecturaux de différentes époques. Aujourd'hui il est encore occupé par des bénédictines.




Les Grisons sont un coin de pays grandiose, sauvage et encore préservé et nous avons vraiment envie d'y revenir! Nous nous sommes goinfrés de ces beaux paysages. Merci mère Nature!

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