SARDAIGNE 2023 Côte Nord Valledoria - Palau
- Martine Baume
- 29 juin 2023
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 août 2023
Dimanche 18 - jeudi 22 juin.
Nous décidons de rester un peu tranquille dans ce bel endroit et de laisser passer les canicules qui s'annoncent ... nous avons des journées à 37 degrés avec un fort taux d'humidité. On transpire dès le matin même en restant à l'ombre, donc impossible pour nous de voyager dans ces conditions. Notre cœur ne serait pas très content si on lui infligeait cette épreuve!
Comme nous avons du temps encore devant nous pour rejoindre Olbia d'où nous prendrons le ferry pour Gênes le 5 juillet, nous pouvons profiter des endroits qui sont propices à vivre cette chaleur dans de bonnes conditions. Et les emplacements ombragés ne se trouvent pas dans tous les campings! Ici on est super bien.
Pour pouvoir profiter de la plage sans griller, nous allons à la recherche de petits parasols pouvant être transportés sur les vélos . On trouve notre bonheur à Valledoria dans un bazar chinois qui vend des quantités inimaginables d'articles divers et variés! Par contre en arrivant à la caisse, je me rends compte que j'ai laissé mon porte monnaie au camping... toute penaude, je propose à Yves de revenir seule pour les chercher, lui évitant un deuxième trajet sous le soleil de plomb! Pour apprendre à ma tête de linotte à vérifier les choses avant de foncer comme un bélier que je suis... cette petite séance de fitness supplémentaire me permet d'en goûter les conséquences, haha...
Par contre avec le vent, c'est délicat... on doit s'accrocher au parasol pour éviter qu'il s'envole sur la tête du voisin! Et certains ont une installation VIP avec fauteuil relax sous la véranda, hihi!
Vendredi 23 juin.
Pour éviter les températures caniculaires ( hier 37 degrés) , on se réveille à 4h ce matin pour pouvoir partir peu après 5h. Il fait encore nuit quand nous rangeons nos affaires... ce n'est pas comme en Norvège où la lumière ne laissait aucune place à la nuit! On mange vite fait banane et yogourt sur la terrasse déserte du bar avant de grimper sur nos montures et passer un petit col pour redescendre de l'autre côté. La lumière est belle, douce et fraîche comme je l'aime... quelques voitures, des cantonniers qui passent la debrousailleuse et profitent encore de travailler au frais. C'est vraiment agréable de rouler dans ces conditions!
Quel magnifique panorama s'étend alors devant nous une fois le col passé... des plans différents de montagnes se découpent dans la lumière naissante et me font rêver! Je m'extasie devant toute cette beauté, mais un claxon me tire de ma rêverie, un conducteur de camion n'est pas vraiment dans le même état d'esprit que moi et ne tolère pas cet arrêt en bord de route. Circulez, il n'y a rien à voir...
En redescendant dans la vallée on aperçoit de belles criques rocheuses qui se découpent au loin sur la mer. On roule entre zones de maquis très denses et zones de pâturages où on entrevoit des vaches ou des moutons. Des gros blocs erratiques et des moraines témoignent de la période glaciaire par ici... et pour notre plus grand bonheur, voici un petit bar en bord de route, perdu un peu au milieu de nulle part où nous nous posons pour déjeuner... une brioche et un cappuccino bien appréciés. Un fort vent du sud nous pousse au dos , aujourd'hui il est un grand ami :))
On rejoint la mer à Vignola et on ne peut résister à faire une pause à la plage de la Torre Vignola ... les cigales chantent à tue tête dans la pinède! J'ai lu que c'est entre 22 et 36 degrés qu'elles nous ravissent les oreilles, en dessous c'est trop froid et en dessus trop chaud, elles ne parviennent plus à réguler leur température! Elles se taisent aussi si le vent souffle trop fort, lorsqu'un visiteur s'approche de trop près, j'en ai fait l'expérience en essayant de les observer! ou encore quand le mâle a trouvé sa femelle. Elles ne frottent pas leurs ailes mais elles ont deux cymbales à l'intérieur de l'abdomen qui claquent jusqu'à 900x/ minute... la cigale vit tout l'été puis pond des œufs dans une plante et meurt. Les larves tombent au sol et s'enterrent après quelques mois. Elles grandissent dans le sol pendant 2 ans avant de creuser une porte de sortie puis le cycle recommence.

On est atterré par l'irrespect de la gente humaine ici vis-à-vis de la Nature et la préservation de l'environnement!!! C'est absolument révoltant de voir les talus, les bords de route, transformés en de véritables décharges ... c'est désespérant pour l'avenir de l'humanité, comment garder confiance en elle, alors qu'on parle quand même actuellement de préserver la planète et que ça commence par l'action citoyenne et individuelle! Mais pourquoi garder sa bouteille de coca dans la voiture une fois qu'on s'est désaltéré? Hop, c'est bien plus facile de la lancer par la fenêtre... et mon sac de déchets je le balance par la fenêtre, personne ne saura que c'est moi... et mon vieux frigo, je ne vais tout de même pas m'embêter à le retourner au magasin...je le fais glisser le long du talus dans la pinède, ni vu ni connu!
Comment se fait-il que le gouvernement ne réagisse pas? On n'a jamais vu la voirie à l'œuvre pour ramasser toutes ces ordures qui traînent depuis des lustres. Mais il semble que ce ne soit pas tout simple de faire changer les mentalités, où que ce soit sur Terre...
On arrive au camping de la Liccia avant midi, il fait vraiment chaud. Il se trouve sur une petite colline au dessus de la route. Les places pour les tentes sont abritées par des sortes de tonnelles en bambous, les arbres sont plutôt réservés aux bus. Mais il y a de l'air, on est bien content de pouvoir se mettre un peu au frais.
La mer est à un quart d'heure à pied. Un magnifique spot s'offre à nous, des dunes de sable fin et une mer déchaînée! De gros rouleaux viennent s'écraser sur la plage, il n'y a quasiment personne, on est en fin d'après midi et il reste un kite surfer qui s'en donne à cœur joie et semble infatigable. Il maitrise parfaitement ce gros temps. C'est très beau à regarder.

Samedi 24 juin.
La nuit fût très bruyante, entre le vrombissement des voitures et des motos, et les chiens qui aboient régulièrement...on reste encore aujourd'hui mais demain on lève le camp pour chercher un endroit plus tranquille.
Journée lessive, le vent s'est quelque peu calmé et a laissé place à une chape de plomb... elle sera vite sèche!
Après-midi plage, on ouvre le parasol déjà pour marcher jusqu'à la plage, haha...mais comme il fait chaud! Par contre cela ne fait pas peur aux locaux, qui sont très nombreux à passer la journée en famille ici sur le sable brûlant. On doit tenir nos parasols pour éviter qu'ils s'envolent, le vent se relève. Par contre la mer est tout à fait baignable, les vagues sont bien plus discrètes. Et Yves se baigne un peu mais trouve toujours l'eau bien froide. Moi je m'y suis habituée et ça ne me fait plus peur.

Dimanche 25 juin.
Yves n'a de nouveau presque pas fermé l'œil de la nuit à cause du bruit... le pauvre, ça va être dur de rouler aujourd'hui. On part à 6 heures, sur une petite route secondaire très peu fréquentée qui traverse dans l'intérieur des terres pour rejoindre Palau. L'étape est magnifique, les premiers rayons du soleil sur les crêtes rocheuses nous ravissent. C'est très sauvage, on distingue des formes surprenantes dans ces roches, des animaux sauvages se dressent devant nous...un stégosaure même, rugit tout en haut sur la crête pour nous saluer!
Comme c'est génial de pouvoir rouler tranquillement et regarder à gauche et à droite sans avoir à se soucier de la circulation. Ça fait longtemps il me semble que nous n'avons pas eu cette chance. Sur la route de la côte le trafic est plutôt intense... c'est pourquoi je savoure ce parcours à travers l'intérieur du pays. Et les paysages sont magnifiques.
On finit par rejoindre la route côtière pour arriver à Palau qui se situe en face de l'archipel de la Maddalena. C'est une région réputée pour être très touristique mais on est étonné de ne pas trouver d'immenses complexes touristiques. Il y a du monde mais l'endroit est très sympa. On s'arrête pour boire notre cappuccino et savourer une délicieuse brioche. Il est 8h30 et on est déjà arrivé. C'était une petite étape!
Le camping de la Baia Saraceno est juste après la bourgade de Palau. Et il est incroyable! On a trouvé notre bonheur pour rester un bon petit moment! Il n'y a pas de route, on est au bord de la baie, d'où émergent de magnifiques roches polies par le vent et la mer. De petites huttes typiques qu'ils appellent des Tukul, des places pour les tentes en terrasses ombragées sous les chênes verts, les pins et les eucalyptus avec vue sur la mer... des bungalows et mobilhomes, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. On est sous le charme et très reconnaissant de trouver une magnifique place ombragée toute la journée...


En face on aperçoit la Maddalena. Ces îles semblent très arides, rocheuses et sauvages. Il y a la possibilité d'aller faire une excursion en bateau d'une journée dans l'archipel. On va se renseigner , ça nous fait bien envie d'aller à la découverte de ce magnifique site, qui est un parc national.
























































































Hello Martine et Yves,
Superbes photos.
Je vois que vous avez investis dans du matériel spécial rando (parasols)
La retraite n'est pas facile pour moi, hier matin vélo et AM bateau...
Pas de pb pour votre venue cet automne, il faut juste prévoir les dates à l'avance.
Bises à tous les 2,