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Sud de la SARDAIGNE Cagliari- Sant Antioco

Dernière mise à jour : 21 août 2023

Mardi 16 mai.

Départ avec un train régional pour Civitavecchia , bien pratique pour y mettre les vélos, mais il n'y a que 4 places prévues par train. Par contre pas de rampe d'accès ni d'ascenseur à la gare...Longue journée d'attente là-bas en vue de prendre le ferry Grimaldilines avec un départ à 20h.


Joli le navire d'en face!!! Le nôtre n'est pas aussi beau...


On rencontre un jeune cycliste allemand qui est parti de Venise et va faire la Sardaigne aussi. Lui il a reservé un siège mais nous on voulait essayer sans...c'est à dire dormir sur le pont . Mais c'est trop mouillé, on se rabat donc sur une banquette du bar à côté d'un homme qui doit venir du Sri Lanka et qui a installé son campement pour y passer la nuit. Il fait sa prière, parle très fort au téléphone avec plusieurs personnes, et ne se gêne pas pour lâcher des pets à tout vent hahaha... à minuit, alors que tous les passagers assis ou couchés sur les sièges ou les banquettes dorment , ou essaient tout au moins vu le bruit assourdissant de la TV à plein tube et l'éclairage à plein feux... je me lève et vais demander au serveur du bar qui finit son service de bien vouloir éteindre le son! Il n'aurait jamais eu l'idée que plus personne n'écoutait ou quoi? Après ceci la nuit fut courte...à 5h les hauts-parleurs annoncent que les passagers à destination d' Arbatax doivent se préparer au débarquement! Mais nous on - veut - dor- mir !

Sacrée expérience, on est bien fatigué en arrivant à 11 h à Cagliari. Mais le soleil est là et on est tout heureux de remettre les pieds sur les pedales...


Mercredi 17 mai.

Une fois sortis du port après s'être fait remettre à l'ordre plusieurs fois par le personnel ... on grimpait sur le vélo pour sortir de la zone portuaire, mais ils nous demandaient de marcher...alors qu'on devait passer sur la route, et que les motards eux pouvaient rouler !?! C'est bien la première fois que c'est comme ça. On a fait les mauvais élèves...Compliqués ces sardes ha ha!

On est tout content d'enfourcher à nouveau nos vélos et on s'aventure à traverser en direction de l'ouest mais on doit emprunter la seule route qui traverse les salines et elle est très fréquentée, il n'y a pas de bande cyclable...c'est chaud! Et tout ce cauchemar se prolonge bien sur 10 km... heureusement un fort vent arrière nous pousse, mais on croise deux autres voyageurs qui peinent et souffrent du vent de face et de la circulation intense.On s'arrête sur la première plage où c'est possible de quitter le trafic pour pic niquer à l'ombre.





Il fait bon chaud... on sent que le climat est différent... depuis la Maddalena on poursuit sur la SS 195. On est frappé par la sécheresse du paysage, l'herbe est déjà brûlée par le soleil, ce qui change de la nature verdoyante de l'Italie. Les montagnes sont arides et rocheuses, parsemées de petits arbustes.

On trouve un joli camping sous les eucalyptus en bord de mer, le "Flumendosa camping village" où il y a de nombreux petits bungalows tout cosi... C'est au Sud de Pula. Il n'y a pratiquement que des Allemands en camping-car et des suisses allemands en Westfalia ha ha... beaucoup de jeunes couples avec petits enfants profitant des périodes hors vacances scolaires. Mais nous sommes ravis de découvrir un couple de la Chaux de Fonds! Bruno et Anne Lise, de joyeux retraités avec qui nous sympathisons et qui nous invitent pour boire l'apéro, qui se prolonge en souper, assis confortablement à leur table. Merci les amis! Et ça fait plaisir de pouvoir échanger en français, ce qui n'est pas fréquent ces temps ci...



Jeudi 18 mai.

Le ciel est bien bas aujourd'hui, on a décidé de rester encore ici car ils annoncent de la pluie ces prochains jours. Bruno nous montre un peu tout ce qu'ils ont déjà vu en Sardaigne, ils restent encore ici un mois à parcourir cette belle île.

Ils nous proposent un tournois de pétanque, ce sera les dames contre les messieurs, mais malheureusement pour moi on se fera plumer! Grrr... J'ai encore du boulot pour ajuster un peu mes tirs! Mais il faut dire que le terrain était irrégulier et que ce n'était pas facile... ahah la mauvaise perdante! Je suis restée stoïque malgré tout.

On a la visite des chats du camping, qui sont vraiment nombreux et pour certains mal en point. Décidément ça doit être fréquent ici en Italie . Ils dorment même dans le compost...



Vendredi 19 mai.

C'est une longue journée pluie qui s'installe. Nos chers voisins en profitent pour poursuivre leur route vers le Nord. Nous on reste à l'abri, première expérience de cuisine sous l'auvent... j'avais soucis de mettre le feu à la tente, haha, mais non...tout va bien, elle est encore là! Petite balade sur la plage pendant une accalmie, mais équipés de nos doudounes, l'air est cru et bien humide.

Avec la pluie, une colonie de fourmis a décidé de mettre ses œufs à l'abri, et forme une colonne très active qui aboutit sous notre tente...un nid de larves blanches s'accumule rapidement à mon grand désarroi! Mais finalement un coup de balais les dissuadent de revenir par ici.



Samedi 20 mai.

Départ du camping sous un ciel toujours très menaçant et sombre. On longe la côte sur une petite route ce qui nous permet d'admirer les gros rouleaux qui s'écrasent avec fracas sur les plages...



Petite étape jusqu'à Domus de Maria à Chia, où la pluie nous accueille à bras ouverts au camping Torre Chia ...on doit attendre pour monter la tente qu'une accalmie veuille bien se faire. On est bien trempé quand enfin elle arrive. On est un peu dépité mais on se console en se remémorant nos expériences passées à dresser le campement sous une pluie battante et devoir installer nos affaires complètement trempées dans une tente mouillée dedans comme dehors...

Donc aujourd'hui on est chanceux! L'intérieur est sec, youpie.

Balade sur la petite colline de la Torre d'où l'on aperçoit les grosses vagues qui montent à l'assaut des roches. On croise même un allemand sur la plage qui descend dans cette mer déchaînée mais qui se fait rappeler à l'ordre par les gardiens de la plage...



Dimanche 21 mai.

Journée tranquille, on profite d'un moment à la plage où il n'y a pas foule et d'aller faire une rando sur l'ancienne voie romaine qui surplombe et longe la côte.



Lundi 22 mai.

On repart pour une magnifique étape sur la SP71 , une route secondaire peu fréquentée qui grimpe dans les montagnes puis redescend sur la plage de Tuerredda, et on profite d'une vue plongeante en récompense de la montée. La nature est incroyable, sauvage et les arbres penchés, malmenés par les assauts fréquents des vents d'ouest qui balaient la côte semblent bien accrochés sur ces roches abruptes. De ce maquis s'échappent de délicieuses odeurs de ciste qui remplissent mes narines pour ma plus grande joie et récompensent ces gros efforts qu'on doit fournir pour gravir ces montagnes. J'adore, ça me donne plein de belles énergies...

On dépasse deux compagnons à quatre pattes, de jolis chiens errants qui trottinent prudemment le long de la route et qui n'ont pas l'air intéressés à croquer du mollet, heureusement pour nous.



La Costa del Sud est vraiment authentique et sauvage, très peu construite. Sur ses avancées rocheuses on aperçoit des Torre très régulièrement tout au long des différentes criques. C'est magnifique de rouler au milieu de ces paysages rocailleux et sinueux. On déguste ce goût de liberté avec beaucoup de gratitude et de plaisir. Le ciel est couvert et l'air est lourd. Une fois redescendus au golf de Teulada on s'enfonce dans les terres sur une petite route courant entre les parcelles de vignes, les cactus et les pâturages dorés par le soleil. On se retrouve soudain nez à nez avec un grand troupeau de moutons et son chien berger qui veille à le garder bien groupé. Une petite voiture conduite par le berger ouvre la route et les amène dans d'autres pâturages. L'herbe est déjà très sèche, c'est presque du foin qu'ils peuvent se mettre sous la dent...




De grandes barrières naturelles de cactus séparent les différents pâturages. Ils ont de véritables troncs, et de belles fleurs jaunes illuminent notre route, telles des petites lanternes! Ce sont des figuiers de Barbarie, une espèce invasive qui a été importée du Mexique et colonise tout le bassin méditerranéen. Leurs fruits sont comestibles. On en trouve même le long des chemins des vignobles valaisans!

De nombreuses vignes sont cultivées au fond des vallées et sur les coteaux ensoleillés.



On longe pendant plusieurs kilomètres une immense base militaire où on aperçoit de nombreux soldats et des véhicules de toutes sortes... ainsi que de gros hélicoptères tournoyant sur la zone! Zut, je crois bien qu'on a été repéré, hihi...

On rejoint la côte à Sant'Anna Arresi en direction de Porto Pino. On s'installe dans un agricamping il Ruscello sous un bel et presque unique arbre qui nous offre son ombre, que nous apprécions grandement vu que le ciel s'est bien dégagé et que le soleil brille de mille feux!

On est entouré par un troupeau de chèvres qui n'ont pas grand chose à manger, et vue sur les salines. Derrière nous les militaires s'entraînent à la guerre, mais alors c'est du sérieux! On est assourdi par le bruit saccadé des mitraillettes, des canons et des grenades...des convois d'hélicoptères transportant d'étranges ballots qui pendent au bout d'un câble! De pauvres soldats mettant à rude épreuve leur estomac! On espère qu'ils n'ont pas prévu un exercice de nuit!

On enfourche nos vélos pour échapper à ce tapage assourdissant et on rejoint Porto Pino sous l'envol de toute une armada de ...flamands roses , bien plus discrets que les militaires!



La plage est recouverte de monceaux d'algues accumulées par les courants tout au long de l'hiver. Une pelleteuse est à l'œuvre pour la nettoyer. Il y en a pour quelques jours de menage!...avant d'accueillir les touristes amateurs de spritz et de cacahuètes!



Mardi 23 mai.

Départ de bonne heure pour rouler un peu dans la fraîcheur du matin... on a le plaisir de croiser encore un troupeau de moutons sur une petite route. Une réunion au sommet chez les tourterelles... l'itinéraire est plat pour rejoindre Sant Antioco. On a même droit à une piste cyclable, ce qui n'est pas courant ici en Sardaigne.



L'arrivée sur Sant Antioco est magnifique, d'un côté les salines et de l'autre la ville de toutes les couleurs qui se reflète dans l'eau toute calme aujourd'hui comme une mosaïque. On en a entendu parler de cette petite ville! Par tous nos amis de la Vallée de Joux qui sont originaires de ce beau coin de pays! On se réjouit d'y arriver.



Petite pause café pour reprendre des forces...de belles montées nous attendent pour traverser de l'autre côté de l'île et rejoindre le camping...



On grimpe sous le soleil de midi et on sue à grosses gouttes... heureusement qu'un bon vent d'est nous aide et nous apporte un peu de fraîcheur. Quand on se retourne, on aperçoit au loin la jetée et le pont qui relient l'île à la terre ferme.



C'est très sauvage et on ne mettrait pas les pieds dans ce maquis hyper dense et habité par de nombreux serpents! On a vu une vipère s'enfiler devant nous dans les taillis, et une autre écrasée au bord de la route. Beaucoup de petits hérissons sont shootés, et c'est bien triste de les croiser sur notre route.



On arrive au camping Tonnara à la Cala Sapone. Il y a très peu d'ombre, mais on est chanceux, on trouve une place sous un beau pin qui nous donnera de la fraîcheur toute la journée car orienté est-ouest! C'est ça qui nous décidera de rester trois jours ici. C'est un chouette endroit, mais très exposé au vent! La tente est bien ballottée mais tiendra le coup... il y de super jolies plages et des roches volcaniques très intéressantes, on dirait du corail ou des mini troglodytes...des maisons de poupées pour jouer avec nos "petits bonshommes " comme on le faisait pendant de longues heures mes frères, ma sœur et moi lorsque nous étions enfants...que de doux souvenirs et de bonheurs partagés...





En rentrant de la plage, on s'aperçoit qu'on a de nouveaux voisins...un petit bus vw avec des plaques NE. On les accoste joyeusement, ce sont des gens du haut, du Locle. Colette et Laurent, des retraités passionnés d'oiseaux, avec qui on partagera une chouette soirée au bar de la plage, chez Mario, à déguster des moules frittes et à se raconter nos voyages à vélo et en camper...

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